Discours par le président Juncker en plénière du Parlement européen lors du débat sur l’état d’avancement du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne | Commission européenne – Communiqué de presse

Ce matin le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, s’est adressé à la session plénière du Parlement européen à Strasbourg sur l’état d’avancement du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le président Juncker a ouvert le débat en expliquant: « J’ai dit au Premier ministre Johnson que je ne nourris aucun attachement émotionnel à l’égard du filet de sécurité. Mais j’ai clairement indiqué que je suis profondément attaché aux objectifs qu’il sert. » Il a également annoncé aux parlementaires européens qu’il a invité le Premier ministre britannique Boris Johnson, lors de leur rencontre au Luxembourg ce lundi 16 septembre, à faire « des propositions concrètes, opérationnelles et par écrit sur des voies alternatives qui nous permettraient d’atteindre ces objectifs. » Le président a souligné que le risque d’un ‘no deal’ reste très réel et que « ce sera peut-être le choix du gouvernement du Royaume-Uni. Mais ce ne sera jamais le choix de l’Union européenne. » Le président Juncker a terminé son discours en félicitant les États membres de l’Union européenne pour la grande unité d’action et la solidarité dont ils ont fait preuve pendant la période de négociations avec le Royaume-Uni, en concluant: « Cette unité est notre bien le plus précieux et notre plus grand atout. » Le négociateur en chef de la Commission européenne, Michel Barnier, a également participé à la session durant laquelle il a expliqué que, concernant le filet de sécurité pour l’Irlande et l’Irlande du Nord, « nous avons besoin de solutions juridiquement opérationnelles dans l’accord de retrait » et que « nous restons disponibles pour écouter toute proposition britannique, y travailler jour et nuit ». Il a aussi évoqué la relation future en expliquant qu’avec « un grand pays si proche, important, comme le Royaume-Uni, qui réalise la moitié de son commerce avec nous, un partenariat économique ambitieux exige un socle de règles du jeu communes. Dès lors, le niveau d’ambition d’un futur accord de libre-échange que nous devrons négocier en toutes hypothèses et conclure avec le Royaume-Uni dépendra clairement des garanties que nous aurons, ensemble, mis sur le papier en matière sociale, environnementale, de concurrence ou d’aide d’Etat. »