Minerais critiques : quand la Chine durcit le ton

John Seaman, chercheur au Centre Asie de l’Ifri, analyse la mainmise chinoise sur les matières premières stratégiques et ses implications géopolitiques. De la transition énergétique aux technologies de défense, Pékin contrôle les points névralgiques d’une chaîne de valeur mondiale dont dépendent l’Occident et ses ambitions industrielles.

Pourquoi ces minerais comptent

Terres rares, gallium, germanium, graphite : ces éléments alimentent les véhicules électriques, les éoliennes, les semi-conducteurs et l’armement moderne. Ils sont au cœur de la rivalité sino-américaine et des enjeux de souveraineté industrielle.

La domination chinoise décryptée

La force de la Chine ne réside pas dans ses réserves géologiques, mais dans sa maîtrise complète de la transformation et du raffinage. Pour certaines terres rares lourdes comme le dysprosium, Pékin assure 100 % de la production mondiale. Elle contrôle également 94 % de la fabrication mondiale d’aimants permanents, composants essentiels des moteurs électriques et des turbines.

L’arme des restrictions

Depuis l’été 2023, la Chine riposte aux sanctions technologiques américaines en durcissant ses contrôles à l’exportation. Son système de licences lui permet non seulement de réguler les flux, mais aussi de cartographier les chaînes de valeur occidentales et d’accéder aux spécifications techniques des produits étrangers. Cette stratégie crée un « effet panoptique » : Pékin dispose d’un levier de négociation redoutable et peut, selon ses intérêts, bloquer l’accès aux matières ou inonder le marché pour décourager les investissements concurrents.

L’Europe en dommage collatéral

L’Union européenne dépend de la Chine pour 19 des 34 matières premières qu’elle juge critiques. Le Raw Material Act de 2023 fixe des objectifs ambitieux : extraire, transformer localement 40 % de sa consommation et développer le recyclage. Mais selon John Seaman, ces intentions se heurtent à un manque de volonté politique et de moyens financiers, bien loin des investissements stratégiques massifs déployés par Washington.

Une question de souveraineté

Face à une domination qui fausse les règles du marché, l’intervention étatique européenne n’est plus une option mais une nécessité pour reconquérir une autonomie stratégique dans un monde où les matières premières sont devenues des armes géopolitiques.

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